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La Chevalerie fut la résultante d'une réaction normale de l'homme
confronté à une situation qui, globalement lui était contraire.
En effet, devant les
divisions politiques, les querelles de trop nombreux seigneurs dont les
conflits ne profitaient qu'à eux-mêmes, la multiplicité des ambitions de
tous ordres qui déchiraient la société, l'état précaire de l'économie et
la misère des humbles qui en était la conséquence, l'absence de tenue
morale de ceux qui devaient être des exemples et des guides, la
dépravation de l'esprit, de l'intelligence et des moeurs, devant cette
confusion généralisée mettant en péril les valeurs fondamentales de
l'humanité, quelques hommes s'organisèrent afin d'entreprendre de sauver
la civilisation.
De ce sursaut et sous
l'impulsion de la plus haute autorité spirituelle de l'époque naquit la
Chevalerie.
Certains Ordres
célèbres, notamment ceux de Malte et du Temple, par le christianisme
vécu fraternellement et prêché sans relâche, voulurent redresser les
errements de l'époque tout en contribuant, par l'exemple et par
l'action, sans considération de frontières, au renouveau des structures
et au rétablissement d'un mode de vie compatible avec les aspirations
profondes et fondamentales de l'homme.
Force est de
constater que mutadis mutandis, nous nous trouvons aujourd'hui dans un
état de confusion comparable à celui de jadis. Même désordre des
esprits, même dérèglements des idées et des moeurs. En un mot, même
anarchie sur les plans économique, moral, politique et social.
Dans divers domaines,
les valeurs naturelles sont remises en cause, contestées, sans que rien
d'intelligent et d'utile à l'homme créature de Dieu ne soit proposé.
Devant les démissions
de ce qu'il est convenu d'appeler les élites, il est donc nécessaire
qu'à l'instar des initiatives d'autrefois, une nouvelle Chevalerie,
héritière d'une légitimité millénaire, adaptée aux exigences de
l'époque, mais conservant la rigueur du passé, se dresse à nouveau.
Profondément imprégné de l'Evangile, marquée de l'esprit du Christ et
soumise à Dieu afin de "reprendre les choses en main" par l'exemple et
l'action directe, elle se propose de ramener nos contemporains à une
plus juste conception des bases immuables sur lesquelles toute société
doit s'instaurer sous peine de disparaître.
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